Faire le tour de son bâtiment pour repérer les entrées d’eau

Illustration originale créée pour cet article. Scène fictive et schéma conceptuel; aucune donnée géographique, installation certifiée ou performance de produit représentée.
Description de l’illustration
Plan original vu du dessus d’une maison fictive, avec trajet d’inspection indicatif et cinq points numérotés : porte, fenêtre, drain visible, fissure et garage.
Révisé le 10 octobre 2026
Un relevé visuel bien organisé permet de montrer à un professionnel où se trouvent les questions à examiner. Il associe chaque observation à un endroit précis, à une photo et à une date. Il peut se préparer avec un croquis et un téléphone, sans démontage ni essai avec de l’eau.
Choisissez une journée calme et des surfaces sèches. Restez dans les endroits où vous pouvez circuler normalement, sans échelle, sans entrer dans une excavation et sans vous approcher d’un équipement dangereux. Ce parcours sert à préparer une inspection; il ne certifie ni l’état du bâtiment ni l’efficacité de ses protections.
Préparer un plan simple avant de prendre des photos
Dessinez le contour du bâtiment et indiquez la rue, l’avant, l’arrière et les côtés. Ajoutez les portes, le garage et les principaux accès. Le dessin n’a pas besoin d’être à l’échelle pour servir de repère, à condition de le préciser.
Créez une numérotation continue : P01 pour la porte avant, P02 pour l’escalier extérieur, P03 pour une fenêtre basse. Utilisez les mêmes numéros dans les noms des photos et dans vos notes.
Pour chaque point, prenez si possible une vue d’ensemble et une vue rapprochée. La première montre le contexte; la seconde documente le détail qui suscite une question. Évitez une série de gros plans impossibles à situer ensuite.
Le gouvernement du Québec recommande de repérer les ouvertures potentielles, d’examiner le terrain et d’identifier les éléments sensibles à l’eau. Québec, adaptation des bâtiments.
Premier passage : regarder le terrain depuis les accès sûrs
Partez de la rue et suivez le parcours que vous utilisez habituellement. Notez les endroits où vous avez déjà constaté une accumulation et ceux dont vous ne connaissez pas le drainage. Faites une différence entre un souvenir et une observation faite ce jour-là.
Dans le croquis, indiquez :
les accès qui descendent vers le bâtiment;
les points bas apparents à faire vérifier;
les sorties visibles de descentes de gouttières;
les grilles ou drains visibles, sans les ouvrir;
les endroits où une ancienne trace d’eau a été photographiée.
N’utilisez pas ce dessin pour décider seul de modifier une pente ou de déplacer un rejet d’eau. Ajoutez plutôt une question : « Où ce point se déverse-t-il? » ou « Un relevé plus précis est-il nécessaire? » Les travaux éventuels feront l’objet d’une vérification distincte.
Deuxième passage : documenter les ouvertures basses
Montréal invite à examiner les entrées en contrebas et les portes ou fenêtres près du niveau de la rue. La Ville souligne aussi la vulnérabilité des garages en contre-pente lorsque l’eau s’accumule sur la chaussée. Ville de Montréal, protection contre les fortes pluies.
Portes et escaliers extérieurs
Photographiez la porte dans son environnement : palier, escalier, seuil et drainage visible. Notez ce qui est accessible et ce qui ne l’est pas. Si une protection temporaire est déjà entreposée sur place, retrouvez sa référence et sa notice sans tenter un montage improvisé.
Fenêtres de sous-sol et margelles
La margelle est l’espace aménagé devant une fenêtre basse. Prenez une photo depuis le sol, sans descendre dans cet espace. Consignez les débris visibles, les anciennes marques et les éléments masqués. Écrire « drainage non visible » est plus exact que conclure « absence de drainage ».
Garage et portes voisines
Prenez une vue montrant la descente entière depuis un endroit sûr. Ajoutez les portes voisines, les joints apparents et la grille de drainage visible. Le dossier devrait permettre de comprendre l’ensemble de l’accès, sans donner une impression de protection complète à partir de la seule porte principale.
Troisième passage : observer l’enveloppe accessible
Relevez les fissures visibles, les joints dégradés ou les anciennes traces, sans retirer de matériau pour voir derrière. Pour une fissure, donnez son emplacement et joignez une photo datée. Ne qualifiez pas sa gravité à partir de sa seule apparence.
La Ville de Québec rappelle que les infiltrations peuvent avoir plusieurs causes, dont les fissures de fondation, le drainage inadéquat et les refoulements. Ville de Québec, sources possibles d’infiltration.
Pour la toiture et les gouttières, limitez-vous à ce qui est visible depuis le sol. Une partie cachée reste une partie à faire examiner. Ne montez pas sur le toit pour rendre votre dossier plus complet.
Quatrième passage : compléter à l’intérieur, uniquement au sec
Dans un espace accessible et sec, associez les points intérieurs aux repères extérieurs. Si une ancienne trace se situe près de P03, notez ce rapprochement sans conclure que la fenêtre en est la cause.
Repérez les drains de plancher et l’emplacement connu des dispositifs de plomberie. Le clapet antiretour est destiné à empêcher un retour d’eau dans les conduites. Recherchez les documents qui confirment sa présence et son entretien; son inspection appartient au professionnel compétent.
Dans certains plex, Montréal signale aussi des configurations où l’eau de toiture peut refouler dans les appareils intérieurs. La Ville recommande une consultation en plomberie pour examiner les solutions. Ville de Montréal, particularités des plex.
Ne retirez pas de couvercle, ne manipulez pas de panneau électrique et ne lancez pas de pompe pour les besoins du relevé. Si de l’eau commence à envahir le sous-sol, ne touchez à rien et joignez Hydro-Québec pour faire interrompre le service. Québec, consignes pour la maison.
La fiche à reproduire pour chaque point
Repère : P01, P02 ou autre numéro.
Emplacement : façade, pièce et niveau.
Date et conditions : sec, pluie antérieure connue, autre contexte utile.
Observation exacte : ce qui est visible aujourd’hui.
Historique distinct : événement antérieur et personne qui l’a rapporté.
Photos : vue d’ensemble et détail.
Documentation : notice, facture, rapport antérieur ou aucun document retrouvé.
Question à faire examiner : une question concrète.
Accès limité : endroit non observé et raison.
Cette dernière rubrique est importante. Une absence d’observation ne doit pas devenir une absence de problème dans le compte rendu.
Exemple fictif d’une note exploitable
« P04, fenêtre du sous-sol côté cour. Observation du 10 octobre : trace ancienne sous le cadre, surface sèche au moment du relevé. Deux photos jointes. Aucun rapport antérieur retrouvé. Question : quelles vérifications permettront d’établir l’origine de la trace? »
Cette note sépare la situation actuelle, l’historique et la demande. Elle est plus utile qu’une annotation « fenêtre non étanche » lorsque cette conclusion n’a pas été établie.
Transformer le relevé en prochaine étape
Choisissez les quelques points qui soulèvent les questions les plus importantes et transmettez le plan avec les photos correspondantes. Demandez au professionnel quels examens relèvent de son intervention et lesquels nécessitent une autre compétence.
Après la visite, ajoutez les conclusions au dossier avec leur auteur et leur date. Gardez vos observations initiales : elles permettent de comprendre ce qui a été constaté et ce qui a ensuite été confirmé.
Contactez Structure Avantage Flood pour discuter des ouvertures à documenter avant d’examiner une protection temporaire. Un relevé clair aide à préparer l’échange, sans remplacer l’évaluation technique du bâtiment.
Sources et portée
Sources consultées le 10 octobre 2026 : Québec, adaptation des bâtiments; Montréal, fortes pluies; Ville de Québec, infiltrations et refoulements; Québec, protection de la maison. La fiche et l’exemple sont des outils originaux de préparation, sans valeur de rapport d’inspection.




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